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À chacun son psychotrope... ou pas !

Publié le 06 août 2015 — 3 Min de lecture

SOMMAIRE

    Anne-Sophie est en troisième année de droit. Comme elle était stressée à cause de ses examens, sa mère lui a un jour donné un comprimé d’anxiolytique. Calmée, elle a continué d’en prendre durant tout l’été. « À la mi-août, après une dispute avec mon copain, ma première pensée a été : il me faut un anxiolytique ! Quand j’ai vu que la boîte était vide, j’ai fondu en larmes… et j’ai réalisé à quel point j’étais devenue accro ! »

    Cerveau et dépendance

    Car c’est l’une des caractéristiques des psychotropes, ces médicaments qui agissent directement sur le cerveau : leurs possibles effets secondaires sont loin d’être négligeables (1). Certains induisent également une dépendance. En cas d’arrêt brusque du traitement, de véritables symptômes de sevrage peuvent apparaître : crise d’angoisse, irritabilité, nausées, insomnies, etc.

    Ils entraînent également une accoutumance : il faut augmenter progressivement les doses pour obtenir des effets identiques.

    Psychotropes : quelle durée de traitement ?

    Il existe une différence notable entre les benzodiazépines (BZD) et les antidépresseurs, les deux « familles » de médicaments psychotropes les plus consommés en France :

    • Les BZD sont prescrits pour lutter contre l’anxiété, le stress ou l’insomnie ponctuelle. Il s’agit donc d’anxiolytiques (contre les angoisses) ou de somnifères. La durée du traitement doit être la plus courte possible et la dose prescrite, la plus faible possible. Le traitement de l’insomnie, par exemple, ne doit pas excéder quatre semaines… sevrage compris !

    • Les antidépresseurs sont prescrits pour traiter les dépressions modérées à sévères, certains troubles anxieux comme les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et même certains types de douleurs. Le traitement s’étale généralement sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Ils ne provoquent pas de dépendance et ont un vrai effet thérapeutique. Ils doivent eux, être pris quotidiennement, sans oubli.

    Pas d’automédication avec les psychotropes !

    Les médicaments psychotropes doivent toujours faire l’objet d’une prescription médicale. Seul un médecin peut évaluer dans quelle mesure ce type de traitement est nécessaire (… ou pas !).

    Les psychotropes en chiffres

    • 2,7 boîtes remboursées par an par habitant.

    • 18 % des Français déclarent avoir pris un médicament psychotrope durant les douze derniers mois. 10 % ont pris un anxiolytique et 6 % des antidépresseurs.

    • 23 % des femmes prennent des médicaments psychotropes, contre 13 % des hommes.

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    Note

    (1) Somnolence, troubles de l’équilibre, de la concentration, de la mémoire, du rythme cardiaque ou encore du sommeil, dépression aggravée, crises d’angoisse, etc.

    Sources

    Merci au Pr Amine Benyamina, psychiatre et addictologue aux Hôpitaux universitaires Paris-Sud.

    Observatoire français des drogues et toxicomanies (www.ofdt.fr)

    À chacun son psychotrope... ou pas !

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