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Rhinopharyngite : gare au rhume !

Publié le 01 octobre 2018 — 4 Min de lecture

SOMMAIRE

    Les saisons du rhume

    La rhinopharyngite – ou rhume – est une inflammation bénigne des voies aériennes supérieures, et plus précisément de la cavité nasale et du pharynx (le fond de la gorge). Elle survient le plus souvent lorsque la température baisse avant l’hiver, d’octobre à mi-décembre, ou lorsqu’elle se réchauffe à partir de la mi-février.
    Les quelques 200 virus potentiellement responsables profitent en effet de l’affaiblissement du système immunitaire occasionné par des températures plus fraîches pour passer à l’attaque mais ne survivent en général pas au grand froid.

    Rhume : quels symptômes ?

    En cas de rhinopharyngite, différents symptômes peuvent apparaître :

    • irritation du fond de la gorge, parfois accompagnée de douleurs ;

    • légère toux sèche ;

    • gonflement des muqueuses de la fosse nasale consécutif à l’inflammation, avec pour conséquence un nez « bouché » et qui « coule ».

    Une rhinopharyngite peut s’accompagner d’un peu de fièvre mais celle-ci reste généralement relativement limitée – contrairement à une angine par exemple – et n’excède pas les 39 °C.

    Rhinopharyngite : un diagnostic simple

    Le diagnostic de la rhinopharyngite est simple et repose sur l’interrogatoire du patient et la présence des symptômes évoqués précédemment. Il est toutefois important de s’assurer que l’infection ne se propage pas aux voies respiratoires inférieures (bronchite) et que les symptômes ne sont pas dus à un autre type d’infection, comme l’angine. Dans ce cas, la fièvre est généralement plus importante, les symptômes ne touchent que la gorge et pas le nez et l’augmentation du volume des ganglions du cou est plus importante.

    Rhinopharyngite : soulager les symptômes

    Les traitements sont purement symptomatiques. Ils visent donc à soulager et améliorer le confort, pas à guérir plus rapidement l’infection. La rhinopharyngite évolue d’ailleurs spontanément vers la guérison en moins d’une semaine.

    • Des décongestionnants nasaux peuvent par exemple être utiles – à condition de ne pas les utiliser plus de 10 jours.

    • Spray et pastilles peuvent également aider à adoucir la gorge et soulager l’irritation.

    • De l’aspirine et du paracétamol peuvent être prescrits pour lutter contre la douleur et la fièvre.

    Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont par contre déconseillés, leur « puissance de frappe » étant disproportionnée par rapport à un simple rhume.
    Les antibiotiques ne sont pas non plus indiqués puisqu’il s’agit d’une infection virale.

    Des publics plus vulnérables au rhume

    Certaines personnes sont plus sujettes à la rhinopharyngite en raison de leur immunité plus faible :

    • les enfants,

    • les personnes immunodéprimées ou fragilisées,

    • ou encore les séniors.

    Chez ces publics plus sensibles, une rhinopharyngite peut plus facilement se surinfecter et ouvrir la voie à une autre infection, une sinusite ou une otite par exemple.
    Si la fièvre ou la gêne respiratoire subsiste plus de 3 jours chez ces publics ou si la toux persiste au-delà de 10 jours, il est conseillé de reprendre contact avec son médecin. Un traitement antibiotique pourrait alors s’avérer nécessaire pour traiter l’éventuelle surinfection.

    Rhinopharyngite : comment limiter la contagion ?

    En l’absence de fièvre, la rhinopharyngite ne constitue pas une contre-indication à se rendre au travail. Prenez garde toutefois car le risque de contagion est par contre lui bien réel… Il est donc possible que le virus soit transmis à d’autres personnes, par le biais de postillons par exemple ou par contact direct avec une surface souillée par la salive du malade.

    Quelques gestes peuvent vous permettre de limiter le risque de contagion :

    • lavez-vous les mains régulièrement et plusieurs fois par jour ;

    • protégez votre bouche en toussant dans votre pli de coude ou dans des mouchoirs jetables ;

    • évitez les atmosphères surchauffées qui favorisent la propagation des microbes.


    Bon à savoir : lors d’une conversation avec une personne malade, une distance d’un mètre permet déjà de se protéger et de minimiser le risque de contagion.

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    Source
    Merci au Dr Michel Vanhalewyn de la Société scientifique de Médecine générale (SSMG).

    Rhinopharyngite : gare au rhume !

    4 Min de lecture