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Pourquoi et comment protéger ses oreilles du bruit ?

Publié le 11 mai 2023 — 8 Min de lecture

SOMMAIRE

    Pourquoi est-il important de protéger ses oreilles ?

    Nos oreilles sont sollicitées en permanence, tout au long de la journée et toute notre vie. Or, certains bruits peuvent être particulièrement nocifs pour notre système auditif. Il est donc important de bien prendre soin de ses oreilles, et de les protéger du bruit.

    Les oreilles, un organe complexe et fragile

    Le bruit est une vibration transmise dans l’air (ou dans l’eau), qui se présente sous forme d’une onde. Plus l’amplitude de l’onde est importante (l’onde est haute et basse), plus le son est fort. Ce niveau sonore (ou volume) est mesuré en décibels (dB). Plus les ondes sont rapprochées, plus la fréquence du son est élevée (en Hertz - Hz). Les êtres humains sont capables d’entendre les sons allant jusqu’à 20 000 Hz. Au-delà, ce sont des ultrasons (qui ne sont perçus que par certains animaux).

    Organe de l’audition et de l’équilibre, l’oreille est composée de l’oreille externe, moyenne et interne. Elle permet d’acheminer et de convertir ces ondes sonores en influx nerveux : le cerveau les transforme ensuite en sons. La vibration est d’abord captée par le pavillon de l’oreille ; elle passe dans le conduit auditif et rejoint le tympan (oreille externe). Elle circule ensuite dans le liquide de la cochlée, ce qui stimule les cellules ciliées. Ce sont ces cellules qui transforment la vibration en impulsion nerveuse : le nerf auditif la transmet au cerveau, qui l’interprète comme un véritable « son ».

    Le bruit, un danger pour nos oreilles

    À la naissance, nos oreilles abritent environ 15 000 cellules ciliées et disposent d’un certain « capital auditif ». Mais avec le temps et le vieillissement, ce capital auditif diminue. Les informations auditives sont aussi moins bien transportées et analysées. Phénomène naturel et inévitable, la presbyacousie est un trouble auditif fréquent : à partir d’un certain âge, l’audition commence à baisser de manière progressive et constante. On relève en moyenne une perte auditive de 0,5 dB à partir de 65 ans, autour de 1 dB à partir de 75 ans et de 2 dB à partir de 85 ans. Si elle reste inévitable à partir d’un certain âge, la presbyacousie peut aussi apparaître de manière précoce.

    Certains bruits peuvent endommager l’oreille interne avant son vieillissement. Composée de trois osselets (marteau, enclume, étrier), l’oreille moyenne a normalement pour fonction d’amortir les sons trop puissants ou prolongés (elle se situe juste avant l’oreille interne, entre le tympan et l’entrée de la cochlée). Si les sons sont trop forts ou trop fréquents, elle perd de son efficacité. Petit à petit, le système auditif s’abîme et l’audition baisse. Certaines personnes (les musiciens notamment) souffrent d’hyperacousie ou d’acouphènes (sifflements ou bourdonnements d’oreille).

    Aujourd’hui, on sait par exemple qu’un son de plus de 85 décibels peut endommager les cellules ciliées de l’oreille interne, et abîmer l’audition. Le bruit peut même aller jusqu’à provoquer des dégâts irréversibles, comme une surdité (les cellules ne se régénèrent pas). Lorsqu’elles sont exposées au bruit, nos oreilles sont donc en danger.

    D’autres impacts sur notre santé

    Mais le bruit a également un impact sur d’autres aspects de notre santé. En plus de provoquer des troubles auditifs, il peut être à l’origine de problèmes de santé générale : les bruits forts et répétés ont par exemple un impact négatif sur le fonctionnement des systèmes immunitaire, endocrinien et cardiovasculaire. L’organisme devient plus sensible aux infections, et peut souffrir d’un dérèglement hormonal ou de problèmes d’hypertension. Les oreilles du fœtus peuvent même être abîmées pendant la grossesse, lorsque la femme enceinte est exposée à des bruits trop intenses ou puissants.

    Transports en commun, motos et voitures, sirènes des camions de pompiers et téléphones qui sonnent… Les bruits répétés et la pollution sonore sont aussi la première source de stress en ville. Si les nuisances sonores dépendent du nombre de décibels émis, leur durée dans le temps et leur fréquence de répétition sont aussi à prendre en compte. Plus le son est fort, durable et continu, plus il a un impact sur notre santé. L’OMS classe d’ailleurs la pollution sonore comme un « problème de santé publique ». Ces bruits fréquents et répétés peuvent être à l’origine de troubles du sommeil, d’irritabilité et de fatigue, de troubles de l’apprentissage et de la concentration, voire même de dépression.

    Comment protéger ses oreilles du bruit ?

    Plusieurs appareils et dispositifs permettent de protéger ses oreilles du bruit, en les isolant. Les protections auditives peuvent être utilisées dans différents contextes, en cas d’exposition à un bruit trop fort, ou d’une exposition prolongée à des bruits répétés. Elles agissent de manière mécanique, comme des barrières anti-bruit.

    Il peut s’agir d’un casque réducteur de bruit (ou casque anti-bruit) ou de bouchons d’oreille, de dispositifs standards ou sur-mesure, avec ou sans filtre acoustique… Plusieurs types de produits sont aujourd’hui proposés sur le marché. Il est par exemple recommandé de protéger ses oreilles du bruit pendant la réalisation de travaux à domicile, notamment lorsque l’on utilise un marteau-piqueur. Le port de protections auditives est aussi conseillé pour se rendre à un concert ou à un festival : il est alors possible d’opter pour des écouteurs spéciaux, qui ne font qu’atténuer le bruit, en le filtrant.

    Discrets, pratiques et confortables, les bouchons auriculaires peuvent quant à eux être utilisés dans les environnements de loisirs ou les lieux de travail bruyants. Certains sont même équipés de filtres : ils permettent de réduire le niveau dangereux des sons, tout en permettant à la personne qui les porte d’entendre la musique et les conversations. Il peut aussi s’agir de simples bouchons en mousse ou en cire (jetables ou réutilisables), qui permettent de s’isoler facilement de tous types de bruits.

    Les autres bons réflexes pour prendre soin de son audition

    Adoptés au quotidien, d’autres gestes simples permettent de limiter la fatigue auditive et de prévenir l’apparition d’une surdité progressive.

    Limiter les sons forts, continus ou répétés

    Pour protéger ses oreilles, il est notamment recommandé de :

    • faire des pauses auditives de manière régulière : lorsqu’il est trop sollicité, le système auditif peut présenter des signes de fatigue. Il faut donc s’isoler du bruit dès l’apparition des premiers signes de fatigue auditive (diminution de la sensibilité auditive, apparition de sifflements ou de bourdonnements d’oreille, sensation de coton dans les oreilles…). Pour cela, il est possible de s’isoler dans une pièce calme et silencieuse, pendant quelques minutes (ou d’aller marcher à l’extérieur). Indispensables, ces pauses permettent au système auditif de se reposer et de récupérer ;

    • baisser le volume : pour protéger ses oreilles du bruit, il faut baisser le volume des conversations (en se rapprochant de la personne à qui l’on parle), de la télévision ou de la musique dans la voiture. Il est aussi conseillé de mettre son téléphone sur vibreur, et de baisser le volume du son des écouteurs ou d’un casque de musique (il faut toujours privilégier l’utilisation d’un casque, les écouteurs étant insérés juste à côté des tympans) ;

    • tester régulièrement son audition : à partir de 60 ans, il est recommandé de faire tester son audition de manière régulière (avec un bilan auditif une fois par an, dans l’idéal). Si l’environnement de travail est particulièrement bruyant, ces contrôles doivent aussi être programmés de manière régulière. Cela permet d’anticiper les éventuelles baisses de l’audition et, si besoin, de mettre en place certaines solutions adaptées pour protéger ses oreilles du bruit.

    Suivre des conseils d’hygiène simples

    Pour ralentir l'apparition de la presbyacousie, il est enfin recommandé d’adopter une bonne hygiène de vie au quotidien : avoir une alimentation variée et équilibrée, boire suffisamment d’eau pendant la journée, veiller à conserver un sommeil de bonne qualité, pratiquer une activité physique ou sportive de manière régulière, et limiter le stress.

    Il faut ensuite éviter d’utiliser des coton-tiges pour nettoyer ses oreilles : insérer ce petit bâtonnet près du tympan risque en effet de l’endommager. Pour bien nettoyer ses oreilles, il suffit d’essuyer délicatement le pavillon et le conduit auditif, à l’aide d’un linge humide. Pour en savoir plus, demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

    Les oreilles doivent aussi être gardées au sec (l’humidité peut favoriser la prolifération des bactéries dans le canal auditif, et l’endommager). En cas de baignade, il est possible d’utiliser des bouchons d’oreille pour les isoler de l’eau de mer ou de la piscine.

    Certains médicaments (comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens : aspirine ou ibuprofène, par exemple) peuvent par ailleurs favoriser la baisse de l’audition.

    Sources :

    https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-du-nez,-de-la-gorge-et-de-l’oreille/biologie-de-l-oreille-du-nez-et-de-la-gorge/oreilles

    https://www.quies.fr/info-bien-etre/les-dangers-du-bruits-comment-sauver-nos-oreilles/

    https://www.amplifon.com/fr/protection-auditive

    Pourquoi et comment protéger ses oreilles du bruit ?

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