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Maladies auto-immunes : quand le corps se trompe de cible

Publié le 27 novembre 2018 — 3 Min de lecture

SOMMAIRE

    Qu’est-ce qu’une maladie auto-immune ?

    Malgré des manifestations très diverses, toutes les maladies auto-immunes ont en commun un même phénomène déclencheur : le dérèglement du système immunitaire. Les globules blancs sont normalement conçus pour défendre l’organisme des bactéries, virus et autres agresseurs extérieurs. La maladie se déclare lorsqu’ils changent de cible pour s’attaquer aux organes et tissus qu’ils sont censés défendre : cellules du pancréas pour le diabète de type 1, cellules du tube digestif pour la maladie de Crohn, membranes articulaires pour la polyarthrite rhumatoïde , système nerveux central pour la sclérose en plaques… Plus ou moins graves et invalidantes, les 80 maladies auto-immunes aujourd’hui recensées constituent la 3° cause de mortalité dans les pays développés, après les cancers et les maladies cardiovasculaires.

    Des facteurs de risque multiples et encore mal connus

    Les processus de dérèglement du système immunitaire sont encore aujourd’hui sujets à recherches et à débats. Diverses hypothèses sont évoquées, parmi lesquelles des prédispositions individuelles, notamment génétiques, ainsi que les facteurs environnementaux ou comportementaux (alimentation, tabagisme, médication antibiotique). Seule certitude, les maladies auto-immunes ne sont pas déclenchées par un facteur unique mais résultent de la conjonction de plusieurs éléments.

    Les nouvelles pistes de traitement

    Si la médecine n’a, à ce jour, pas trouvé les moyens de guérir les maladies auto-immunes, de nombreux traitements antalgiques, anti-inflammatoires, hormonaux, immunosuppresseurs, permettent, depuis longtemps, d’en diminuer la virulence ou les symptômes. Beaucoup s’accompagnent cependant d’effets indésirables sur le long terme. C’est pourquoi, de nouvelles pistes sont explorées dans le champ des biothérapies. Plus ciblées, ces thérapies, basées sur l’utilisation de molécules biologiques naturelles issues de cellules ou organismes vivants, offrent une meilleure maîtrise des symptômes et permettent même, pour certaines, de stopper totalement l’évolution de la maladie voire de la faire reculer. De quoi restaurer la qualité de vie… et l’espoir des 5 millions de malades concernés en France !

    Zoom sur la spondylarthrite ankylosante

    Moins connue que la polyarthrite rhumatoïde bien que tout aussi fréquente, la spondylarthrite ankylosante ou, spondylite, est une inflammation chronique engendrée par un dérèglement des cellules immunitaires. Elle se manifeste principalement sur la zone de l’articulation sacro-iliaque, reliant les os du bassin au bas de la colonne vertébrale. Évolutive, la spondylarthrite ankylosante peut, à termes et dans les cas les plus graves, conduire à une rigidification de la colonne vertébrale.

    Spondylarthrite ankylosante, les symptômes.

    La spondylarthrite ankylosante se caractérise par des épisodes de douleurs, principalement nocturnes, au niveau du dos et des fesses, accompagné d’une raideur matinale. D’autres symptômes sont également rapportés comme des douleurs aux talons, une rougeur à l’œil ou une fatigue chronique. Des analyses sanguines, complétées par des radiographies, IRM ou scanner de la zone douloureuse suffisent généralement à poser le diagnostic.

    Spondylarthrite ankylosante, quels traitements ?

    Une prise en charge précoce et l’administration d’anti-inflammatoires et de corticoïdes permettent de limiter l’évolution de la maladie et de soulager la douleur. Depuis 2016, des recherches sont menées conjointement par l’Institut Pasteur et le service de rhumatologie de l’hôpital Cochin pour aider à un ciblage précis des traitements selon les patients.

    Sources

    Institut Pasteur
    Inserm

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