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Peurs et phobies : comment les gérer au quotidien ?

Publié le 03 octobre 2019 — 4 Min de lecture

SOMMAIRE

    Peur ou phobie, quelle différence ?

    Si la peur face au danger est un phénomène naturel, voire salutaire, la phobie est en revanche aussi irrationnelle que démesurée. Selon les médecins, elle constituerait un moyen inconscient de gérer une angoisse intérieure en la projetant sur un objet ou une situation. Susceptible de se déclarer à tout âge, la phobie toucherait de 10 à 12 % de la population. Ses origines sont souvent multiples : prédisposition génétique, traumatisme, attitude parentale anxiogène…

    Phobie, quels symptômes ?

    Sensation de gorge nouée ou d’étouffement, accélération du rythme cardiaque, transpiration excessive, nervosité, voire tétanie des muscles ou étourdissements sont les symptômes physiques les plus fréquents d’une crise de phobie. S’y ajoutent aussi souvent une sensation de perte de contrôle et de peur panique.

    Les grandes familles de phobies

    La liste des phobies est inépuisable, comme en témoigne l’apparition récente de la nomophobie, peur de perdre son téléphone portable. La médecine distingue toutefois deux types de phobies : les simples, liées à un objet ou une situation particulière, comme la peur de l’avion (aérodromophobie) ou des araignées (arachnophobie), et les complexes, ou sociales, relevant d’une peur démesurée de certaines situations d’interaction entre individus. Ciblées, les premières sont relativement faciles à gérer au quotidien en évitant, autant que possible, la confrontation avec l’objet de l’angoisse. Les secondes, comme la peur de la foule (agoraphobie) ou de prendre la parole en public (glossophobie), sont plus difficiles à vivre et peuvent rapidement devenir handicapantes.

    Voici une liste non exhaustive de phobies :

    • Achluophobie : Peur de l'obscurité et du noir

    • Acrophobie : Peur des hauteurs ; s'accompagne souvent de vertiges

    • Apopathodiaphulatophobie : peur d'être constipé

    • Aquaphobie : Peur de l’eau

    • Achluophobie : Peur de l'obscurité et du noir

    • Butyrophobie : Peur du beurre

    • Cardiophobie : Peur du cœur ou peur d'un développement d'une maladie cardiovasculaire

    • Halitophobie : peur d'avoir mauvaise haleine

    • Hématophobie : Peur du contact et de la vue du sang

    • Hippopotomonstrosesquippedaliophobie : Peur des mots longs

    • Nosophobie : Peur de la maladie, d'être malade

    • Paraskevidékatriaphobie : peur du vendredi 13

    • Thanatophobie : Peur de la mort

    • Tokophobie : Peur d'accoucher

    La psychothérapie, une aide contre la phobie

    Plusieurs approches psychothérapeutiques sont aujourd’hui proposées pour traiter les phobies. Leur choix dépend à la fois de la gravité des symptômes et des capacités d’implication du patient.

    La thérapie cognitive et comportementale (TCC) pour se déconditionner de la phobie

    La TCC n’entend pas rechercher les causes de la phobie mais « simplement » aider le patient à vivre avec en apprenant à mieux la contrôler. Elle consiste en une exposition progressive à l’objet déclencheur des crises, un peu à la manière d’une désensibilisation allergique. La durée de la thérapie, généralement courte, varie selon la nature et l’intensité de la phobie.

    La réalité virtuelle, au secours des phobiques

    Parce qu’il n’est pas toujours facile de placer un patient face à sa source d’angoisse, certains hôpitaux ont développé une thérapie comportementale par la réalité virtuelle. Cette pratique autorise presque toutes les mises en situation tout en permettant de modifier immédiatement l’intensité de l’exposition en fonction des réactions du patient. Selon les responsables en charge de ce service à l’hôpital de la Conception, à Marseille, le taux de réussite de cette thérapie serait de l’ordre de 80 à 90 %.

    Psychanalyse, traiter la phobie à la racine

    La psychanalyse consiste à rechercher l’origine de la phobie dans le vécu du patient. Comme toutes les analyses, le traitement peut prendre plusieurs années.

    Phobie, les traitements médicamenteux

    Certains anxiolytiques peuvent être utilisés ponctuellement pour soulager les symptômes de l’anxiété, à l’approche, par exemple, d’un voyage en avion. Plus exceptionnel, le recours aux antidépresseurs est réservé aux phobies sociales très invalidantes ou aux sujets présentant des tendances dépressives. Il est alors proposé en association avec une thérapie cognitive et comportementale.

    Les traitements complémentaires contre les phobies

    L’hypnose peut être un moyen de remonter à la source de la phobie et d’inhiber les émotions qu’elle suscite. La relaxation, la méditation, le yoga et, d’une façon générale, toutes les activités s’articulant autour de la respiration sont des alliés efficaces pour apprendre à mieux maîtriser ses émotions.


    Source

    https://eurekasante.vidal.fr/maladies/psychisme/phobie.html?pb=traitements#F4hWMZVVGK7Lh97m.99
    http://psychologueparis-7.fr/soigner-les-phobies
    https://www.nhs.uk/conditions/phobias
    https://www.reseau-chu.org/article/cybertherapie-la-realite-virtuelle-pour-guerir-des-phobies

    À lire aussi

    Les troubles anxieux, quand la peur envahit le quotidien

    La thérapie cognitivo-comportementale contre les phobies

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    Peurs et phobies : comment les gérer au quotidien ?

    4 Min de lecture