Qu’est-ce que le lupus ?
Le lupus érythémateux disséminé (LED) ou systémique (LES) est une maladie auto-immune chronique qui touche environ une personne sur 2.000. Le système immunitaire du patient produit des anticorps qui s’attaquent à divers organes et y provoquent une inflammation. Ce qui peut entraîner une série de symptômes selon les zones du corps touchées. 9 fois sur 10, le lupus se déclare chez des femmes, particulièrement entre 15 et 45 ans.
Les symptômes et complications du lupus
Dans la grande majorité des cas, le lupus est une maladie qui peut être modéré chez certains patients, mais il reste une maladie potentiellement grave nécessitant un suivi régulier et qui se manifeste essentiellement par :
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des éruptions ou des lésions cutanées (aphtes, chute de cheveux, etc.)
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des inflammations articulaires transitoires
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une photosensibilité : la peau est plus sensible au soleil et les rayons solaires peuvent aussi aggraver les autres symptômes.
Parfois, le lupus est sévère et peut s’accompagner de :
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fièvre
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fatigue
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douleurs diverses
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atteintes rénales (néphrite lupique, voire insuffisance rénale et greffe de reins dans les cas extrêmes)
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atteintes cardiaques (inflammation du péricarde, thrombose, hypertension artérielle)
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atteinte des poumons (pleurésie)
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atteintes neurologiques (méningite, épilepsie, troubles de la motricité et de la sensibilité, etc.) et/ou psychiatriques (dépression, psychose…).
Comment le lupus se diagnostique-t-il ?
Le lupus n’est pas toujours facile à diagnostiquer. En cause : la grande variété des symptômes. Pour établir et confirmer le diagnostic, le médecin spécialiste se base sur un certain nombre de critères.
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Le diagnostic du lupus est complexe et repose sur un ensemble de signes cliniques et biologiques. Il n’existe pas un critère unique, mais une combinaison de manifestations associées à la présence d’anticorps spécifiques : manifestations cutanées, arthrite, atteintes rénales et neuropsychiatriques par exemple.
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Même si la prise de sang ne suffit pas à établir le diagnostic, certaines anomalies immunologiques (présence d’anticorps spécifiques dans le sang, par exemple) peuvent témoigner d’un lupus.
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La présence d’une néphrite lupique est très fortement évocatrice d’un lupus.
Les causes du lupus
Le lupus est probablement d’origine multifactorielle :
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Un facteur génétique (mais non héréditaire)
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Un facteur hormonal puisque la majorité des personnes atteintes sont des femmes en âge de procréer. De plus, la grossesse et l’accouchement peuvent provoquer des poussées sévères de la maladie
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Les rayons ultraviolets favorisent les poussées du lupus
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Certains médicaments (méthyldopa, hydralazine, etc.) peuvent induire le lupus ou l’exacerber
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Le stress est avancé comme facteur par certains patients, mais il est difficile d’appréhender l’association stress-lupus de façon scientifique.
Les traitements contre le lupus
Bien que la recherche avance, il n’existe pas encore de traitement capable de guérir le lupus. En revanche, plusieurs médicaments permettent de contrôler les symptômes.
Le traitement dépend des tissus et des organes concernés par la maladie et du degré de sévérité de celle-ci. Le médecin peut prescrire :
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des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
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des médicaments anti-malariques
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de la cortisone (corticoïdes)
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d’autres immunosuppresseurs
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etc.
Les différentes formes de lupus
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Lupus érythémateux systémique ou disséminé
C’est la forme la plus courante de la maladie. Elle peut affecter de nombreuses parties du corps : peau, reins, articulations, cœur, poumons, cerveau, etc.
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Lupus cutanés (discoïde, aigu, etc.)
Seule la peau est touchée et le lupus se manifeste par une éruption en « ailes de papillons », souvent au niveau du visage (plus particulièrement sur les joues, le nez et le front), et sur les zones exposées au soleil. Tous les lupus cutanés ne s’accompagnent pas d’un rash en ailes de papillon. Celui-ci est typique du lupus cutané aigu, tandis que d’autres formes, comme le lupus discoïde, provoquent plutôt des plaques rouges épaisses et squameuses, souvent localisées sur le visage ou le cuir chevelu. Le lupus cutané peut aussi entraîner une perte de cheveux.
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Lupus cutané induit
Cette forme rare de lupus est causée par un médicament. Certains médicaments peuvent déclencher un lupus médicamenteux, comme certains antihypertenseurs, antiarythmiques ou antibiotiques. Parmi les molécules les plus connues figurent notamment le procainamide, l’isoniazide ou certains anti-TNF. En général, il suffit d’interrompre le traitement pour que les symptômes de la maladie disparaissent.
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Lupus cutané néonatal
Cette forme rare de lupus apparaît exceptionnellement chez des nouveau-nés dont la mère est atteinte de lupus. Il disparaît au bout de quelques mois.
Grossesse et lupus
Même si la majorité des grossesses se passent bien, les femmes enceintes atteintes de lupus doivent être suivies de près. En effet, le lupus augmente certains risques, tant pour la mère que pour le fœtus : fausse couche, retard de croissance, hypertension artérielle, etc.
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Sources
www.cnrs.fr
www.lupus.be
www.rhumatismes.net