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Les traitements du cancer du foie

Publié le 22 juillet 2020 — 8 Min de lecture

SOMMAIRE

    Asymptomatique au début, ce type de cancer est la plupart du temps découvert tardivement. Il est important de consulter rapidement lorsque certains symptômes apparaissent (perte de poids et d’appétit, fatigue, nausées…), même s’ils ne sont pas forcément liés à ce type de cancer et peuvent résulter de soucis plus bénins. Zoom sur les principaux symptômes et traitements du cancer du foie.

    Comment se manifeste un cancer du foie ?

    Avant d’arriver au stade avancé de la maladie, le cancer du foie est asymptomatique. Il est ainsi décelé de manière assez tardive. Alors quels sont les signes d'un cancer du foie ?

    Les symptômes

    Une fois que les symptômes apparaissent, ils se traduisent en règle générale par une grande fatigue, associée à une perte d’appétit.


    Des nausées et des vomissements peuvent survenir, accompagnés de douleurs hépatiques. La personne malade peut également présenter un ventre anormalement gonflé, en raison de la présence d’une grande quantité d’eau dans celui-ci. Si une personne souffre d’une cirrhose mais que le cancer n’a pas été diagnostiqué, elle fait l’objet d’un suivi régulier (tous les six mois environ).

    Le cas de la jaunisse

    Lorsque le patient est atteint d’un cancer du foie, sa peau peut prendre une coloration jaune, ainsi que le blanc de ses yeux : c’est l’ictère, plus connu du grand public sous le nom de jaunisse.


    La jaunisse, qui n’est pas une maladie en soi, apparaît lorsqu’il y a trop de bilirubine dans le sang. De couleur jaune, cette bilirubine est libérée lorsque les globules rouges sont détruits. Or, c’est le rôle du foie de retirer la bilirubine du sang en la concentrant dans la bile. Elle est ensuite expulsée de l’organisme via les matières fécales (en grande partie) et l’urine. D’autres symptômes peuvent avertir sur le développement d’un ictère : une urine foncée, des démangeaisons, du sang dans les selles, une altération de la vivacité intellectuelle…

    Les traitements du cancer du foie

    Comment guérir d'un cancer ? Quelle espérance de vie avec un cancer du foie ? Les traitements du cancer du foie diffèrent selon le stade auquel est diagnostiqué la maladie. Les résultats des examens pratiqués interviennent aussi dans le choix du traitement. L’emplacement des nodules cancéreux et leurs caractéristiques ont une influence sur le type de traitement choisi. La propagation de la maladie à d’autres organes et l’état du foie du patient sont également pris en compte.

    Choix de la thérapie

    Les données recueillies sont analysées par l’ensemble des professionnels de santé : l’oncologue, le chirurgien, le radiothérapeute, l’infirmière… C’est à l’issue de ces consultations qu’est définie la thérapie qui sera proposée au patient.


    En fonction du stade du cancer, plusieurs traitements peuvent être envisagés :

    • Stade A : une greffe de foie, une chirurgie pour enlever la tumeur ou des séances de radiofréquence pour la détruire.

    • Stade B : une chimioembolisation (un traitement du cancer du foie par chimiothérapie, directement au sein de la tumeur).

    • Stade C : une chimiothérapie et des thérapies ciblées.

    • Stade D : des soins palliatifs.

    La transplantation hépatique

    Ici, la totalité du foie du patient est retirée et remplacée par celui d’un donneur sain. Il s’agit sans aucun doute du traitement le plus direct et le plus efficace, car il permet de se débarrasser de la tumeur et éventuellement de la cirrhose si le patient en est atteint. Attention, tout le monde n’est pas éligible à ce type de greffe. Il faut avoir moins de 65 ans et les nodules cancéreux doivent être de taille réduite. Le malade ne doit pas avoir d’addiction ou d’autre maladie importante.


    Le délai d’attente d’un organe peut être long. Ce délai n’est en général pas compatible avec la vitesse à laquelle évolue le cancer. Dans l’attente de la greffe, il est possible de proposer un autre traitement. Dans la majeure partie des cas, le greffon provient d’une personne en état de mort cérébrale. Plus rarement, c’est un tiers qui accepte de donner une partie de son foie, de son vivant. Mais de manière générale, le nombre de personnes en attente d’une greffe est bien supérieur au nombre de donneurs.


    L’opération est lourde : elle se fait bien entendu sous anesthésie générale et dure environ 7 heures. Elle nécessite une entente et une coordination sans faille entre les deux équipes (celle qui procède au prélèvement du foie et celle qui est responsable de la greffe). Une fois que l’organe malade a été retiré, le greffon prend sa place et est reconnecté à l’organisme via les vaisseaux sanguins et les voies biliaires.


    Une fois l’opération réalisée, le malade est admis durant plusieurs jours dans un service de soins intensifs. Il est ensuite hospitalisé pendant plusieurs semaines (jusqu’à quatre généralement). Plusieurs données sont observées avec attention ; le corps médical est particulièrement attentif à un éventuel rejet de la greffe. Le rejet est un mécanisme de défense de l’organisme, qui lutte contre un corps qu’il considère comme étranger.


    Cet éventuel rejet constitue un risque majeur durant les premiers jours qui suivent l’opération. S’il diminue par la suite, il ne disparaît jamais totalement. Le rejet de l’organe peut avoir lieu bien après la pose du greffon. Pour limiter ce risque, la personne opérée doit suivre un traitement basé sur la prise de médicaments immunosuppresseurs. Ce traitement doit être suivi à vie.

    L’hépatectomie partielle

    Cet acte chirurgical consiste à retirer seulement la partie du foie dans laquelle est localisée la tumeur. Elle n’est possible qu’aux premiers stades de la maladie, sous réserve que le foie présente par ailleurs une activité normale (ou presque). Les personnes atteintes de cirrhose ne sont ainsi pas candidates à ce type de traitement.


    Le succès de cette opération réside dans l’aptitude du foie « restant » à assurer un fonctionnement normal, malgré sa taille réduite. Il doit également démontrer sa capacité à se régénérer.


    L’opération se déroule sous anesthésie générale. À l’aide d’une sonde, le chirurgien détermine avec précision l’endroit où est localisée la tumeur. En fonction de son emplacement, il est décidé d’enlever uniquement les nodules ou une partie plus importante du foie. Quel que soit le cas de figure, les tissus sains qui entourent les nodules sont retirés par précaution.


    La période d’hospitalisation postérieure à une hépatectomie partielle est nettement inférieure à celle qui suit une greffe. Le patient reste en moyenne une dizaine de jours à l’hôpital. Après l’opération, le bon comportement du foie doit être surveillé. Malgré sa taille réduite, il doit continuer à fonctionner normalement. Si ce n’est pas le cas, on parle d’insuffisance hépathique, et certains symptômes (fatigue extrême, fièvre, jaunisse) doivent alerter. L’équipe médicale vérifie engagement la production de bile par le foie. Aucune fuite ne doit survenir après l’opération. Un deuxième acte chirurgical est parfois nécessaire.

    La radiofréquence

    Le traitement du cancer du foie par radiofréquence est moins lourd qu’une greffe ou qu’une hépatectomie. Cette option consiste à produire de la chaleur sur la tumeur, pour la détruire. Elle ne peut être envisagée qu’au premier stade de la maladie, quand la tumeur est de taille minime et lorsque le foie fonctionne correctement.


    Une électrode est introduite dans le corps du patient (grâce à une incision minuscule au niveau de l’abdomen), jusqu’à toucher la tumeur. Cette électrode va produire un échauffement très localisé pour la détruire (de 55 °C). De manière générale, une seule intervention suffit pour annihiler la ou les tumeurs concernées.


    La période d’hospitalisation est assez courte, compte tenu du caractère peu invasif de l’opération. Durant 48 heures, le patient reste sous surveillance, les complications liées à la radiofréquence restant extrêmement rares. Le malade peut parfois souffrir de légères douleurs à l’abdomen ; une prise d’antalgiques lui est alors prescrite.

    La chimioembolisation transartérielle

    Le traitement du cancer du foie par chimioembolisation consiste à priver de sang les cellules cancéreuses, afin de les faire mourir. La technique utilisée pour y parvenir contient des éléments chimiothérapeutiques.


    La chimioembolisation transartérielle est utilisée au stade B de la maladie, lorsque la tumeur est volumineuse ou lorsque le foie comporte plusieurs tumeurs. Dans ce cas, le patient ne peut avoir recours aux traitements évoqués plus haut.


    La chimio embolisation se fait sous anesthésie locale. Elle est prévue sur plusieurs sessions, pour optimiser son résultat. Le médecin s’approche au plus près de la tumeur, et embolie les vaisseaux sanguins qui l’irriguent. Un produit permet de localiser ces vaisseaux sanguins par radiographie. La période d’hospitalisation n’excède pas 48 heures. Les éventuels effets post-opératoires sont calmés par la simple prise d’antidouleurs.

    Les médicaments de thérapie ciblée

    Le traitement du cancer du foie peut enfin passer par la prise de médicaments. Cette option est envisagée pour le stade C de la maladie, soit un stade avancé. Dans ce cas, il n’est pas possible d’avoir recours aux traitements décrits ci-avant. Ceux-ci peuvent également s’être révélés inefficaces.


    L’objectif est d’administrer un médicament qui va agir sur les cellules cancéreuses en les empêchant de se développer et de se multiplier. Cela limite l’apport en oxygène de la tumeur.


    Comme pour tous les médicaments, certains effets secondaires peuvent survenir. Ils sont extrêmement variables d’une personne à l’autre. Fatigue, troubles digestifs, rougeurs cutanées, perte de cheveux… Ces effets secondaires ne sont pas irréversibles et disparaissent lorsque le traitement est arrêté. Le médecin peut également proposer des solutions pour en diminuer l’importance.

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