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Le cancer de l'estomac

Publié le 30 décembre 2013 — 4 Min de lecture

SOMMAIRE

    Alors qu’il reste le 4e cancer le plus fréquent au monde, le nombre de cancers de l’estomac a beaucoup diminué en France ces vingt dernières années. Aujourd’hui, on ne compte plus « que » 6.500 nouveaux cas par an.

    Un cancer d’homme mature

    Les cancers de l’estomac touchent deux fois plus les hommes que les femmes, et surviennent vers 75 ans en moyenne. Cependant, certaines formes de cancers gastriques peuvent apparaître plus tôt.

    Pour l’anecdote, c’est un cancer de l’estomac qui a emporté l’animateur Jean-Luc Delarue en 2012, à l’âge de 48 ans…

    Plusieurs formes de cancers gastriques

    Il n’existe pas un, mais plusieurs formes de cancers de l’estomac. Dans 95 % des cas, il s’agit d’un adénocarcinome.

    Ce type de tumeur se développe au niveau des glandes de la muqueuse gastrique, chargées de produire les sucs qui aident à la digestion des aliments.

    Les symptômes discrets du cancer de l’estomac

    Les symptômes du cancer gastrique sont relativement discrets, non spécifiques, et se manifestent souvent tardivement :

    • Vague douleur au creux de l’estomac (creux épigastrique) qui ressemble à celle d’un ulcère

    • Problèmes digestifs : nausées, vomissements, ballonnements, aérophagie, etc.

    • Saignements

    • Perte de poids

    • Anémie

    • Perte d’appétit, dégoût des viandes

    • Fatigue majeure

    • Fièvre persistante

    • Etc.

    Plus le cancer est à un stade avancé, plus les symptômes sont marqués.

    Cancer gastrique : un diagnostic souvent tardif

    La « banalité » des symptômes et le fait qu’ils peuvent être causés par bien d’autres maladies, beaucoup moins graves, expliquent que le diagnostic de cancer de l’estomac soit souvent posé (trop) tardivement.
    Pour le diagnostiquer, il faut réaliser une endoscopie (examen exploratoire réalisé à l’aide d’un tube fin et souple) et effectuer des biopsies (prélèvement d’un échantillon de tissu pour analyse en laboratoire) de la muqueuse gastrique, sous anesthésie locale ou générale.
    Un scanner de l’abdomen et du thorax permet ensuite de faire le bilan de l’extension du cancer et de repérer d’éventuelles métastases (tumeurs secondaires) dans d’autres organes : foie, péritoine, ganglions, poumons, etc.

    Qu’est-ce qui favorise le cancer de l’estomac ?

    Certains facteurs de risque favorisent la survenue d’un cancer gastrique :

    • L’infection à Helicobacter Pilori : 1 % des personnes infectées par cette bactérie développent un cancer de l’estomac.

    • Le tabagisme.

    • Une alimentation très (trop) salée : consommation régulière et excessive de saumure, de charcuteries, de viandes et de poissons fumés, etc.

    • Les gastrites chroniques.

    • Des antécédents familiaux de cancers gastriques.

    • Des antécédents personnels de gastrectomie (ablation partielle de l’estomac)


    Avoir une bonne hygiène de vie est la meilleure façon de prévenir le cancer de l’estomac :

    • ne pas fumer,

    • réduire sa consommation de sel,

    • modérer celle d’alcool,

    • manger assez de fruits et de légumes,

    • avoir une activité physique suffisante,

    • etc.

    Traitements d’un cancer de l’estomac

    Le traitement curatif d’un cancer de l’estomac passe obligatoirement par une gastrectomie, c’est-à-dire une ablation totale ou partielle de l’estomac par voie chirurgicale. Concrètement, le chirurgien retire l’estomac et raccorde l’œsophage ou le morceau d’estomac restant à l’intestin grêle.
    En fonction du risque de métastases, les médecins peuvent également décider d’associer à la chirurgie des protocoles de chimiothérapie (et/ou de radiothérapie) avant et après la chirurgie, qui peuvent significativement augmenter la durée de vie.

    Gastrectomie : et après ?

    Qu’elle soit partielle ou totale, une gastrectomie entraîne souvent des conséquences sur la digestion, qui peuvent devenir chroniques :

    • « dumping syndrome » : les aliments ingérés quittent l’estomac trop rapidement et entrent pour la plupart dans les intestins sans avoir été digérés. A la clé, un malaise général et une fatigue brutale ;

    • diarrhée ;

    • syndrome de « petit estomac » : impression d’estomac plein, associée à des douleurs gastriques, qui entraîne une diminution de l'alimentation

    • une hypoglycémie (baisse de glucose dans le sang) peut se manifester 2 à 3 heures après le repas ;

    • une anémie peut survenir en raison d’une carence en vitamine B12.


    Heureusement, la plupart de ces complications peuvent être contrecarrées par des règles hygiéno-diététiques : fractionner les repas, supprimer les sucres rapides, les boissons gazeuses et alcoolisées, etc.

    À lire aussi
    Alimentation et cancer
    Les troubles gastriques
    Cancer et recherche

    Source

    Interview du Pr Olivier Bouché, oncologue digestif au CHU de Reims.

    Le cancer de l'estomac

    4 Min de lecture