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Prostate : L'hyperplasie bénigne

Publié le 09 juin 2015 — 3 Min de lecture

SOMMAIRE

    Les symptômes de l'hyperplasie bénigne de la prostate

    Aujourd'hui, en France, 800 000 hommes prennent un comprimé chaque jour et 80 000 hommes au total ont été opérés pour pallier les symptômes consécutifs à l'hyperplasie.

    Car l'adénome entraîne dans certains cas des symptômes gênants :

    • Troubles mictionnels ;
    • Incontinence : 10 % de la population masculine souffre d'une incontinence imputableà l'hyperplasie de la prostate;
    • Troubles sexuels.

    Cependant, beaucoup d'hommes hésitent encore à consulter, au détriment de leur qualité de vie, parce qu'ils craignent d'avoir recours à des traitements lourds et à d'éventuels effets secondaires, en particulier un retentissement sur leur sexualité.

    Il existe pourtant des traitements éprouvés qui, tout en apportant un confort précieux, permettent d'éviter qu'une simple gêne ne dégénère en véritable maladie : car dans 20 % des cas, lorsqu'un homme de 65 ans qui se plaint de signes urinaires liés à un adénome de la prostate ne se soigne pas, il risque une aggravation de ses symptômes, et dans 5 % des cas une rétention des urines.

    Le traitement de l'hyperplasie bénigne de la prostate

    En l'absence de moyens de prévention, mieux vaut consulter dès l'apparition des symptômes afin d'éviter ces complications.

    L'urologue, après avoir écarté l'éventualité d'un cancer associé et évalué les risques de complications, choisira un traitement adéquat, sur mesure.

    Pour cela, il dispose de plusieurs atouts :

    • L'atout médical, avec 3 familles de médicaments qui sont remboursés par la Sécurité Sociale :
      • Les extraits de plantes dont l'efficacité est reconnue (Saw palmetto et pygeum africanum) ;
      • Les alpha-bloquants qui jouent sur le tonus musculaire et s'attaquent aux contractions responsables de 60 % de l'obstacle urinaire ;
      • Les inhibiteurs de la 5 -réductase, dont l'action hormonale tend à faire dégonfler la glande.

    L'association de ces deux dernières familles est désormais utilisée avec succès pour traiter les patients chez qui la monothérapie n'a pas donné de résultats suffisants.

    D'après une étude récente, la bithérapie permet de :

    • Diminuer le risque d'infection
    • Diminuer le risque d'être opéré
    • Préserver la fonction rénale en évitant les complications liées à la rétention urinaire.

    • L'atout chirurgical, qui soigne avec succès 90 % des adénomes, que ce soit :
      • Par résection transurétrale (une technique qui utilise les voies naturelles, idéale pour les prostates de volume moyen) ;
      • Par incision, qui consiste à retirer l'adénome par une incision pratiquée dans la vessie.
    • La chirurgie a pour seul effet secondaire de provoquer une éjaculation rétrograde dont le patient est averti avant l'intervention.
    • Mais d'autres techniques chirurgicales (micro-ondes, radiofréquences, laser) moins invasives, permettent de dénerver la prostate et de pallier les symptômes à la manière des alphabloquants, tout en évitant l'inconvénient d'une prise quotidienne de médicaments.
    • Le laser présente une alternative à la résection classique. Il agit en vaporisant les tissus et présente le gros avantage de diminuer les saignements, ce qui le rend compatible avec le traitement d'hommes sous anti-coagulants.

    Il diminue :

    • La durée d'hospitalisation
    • L'utilisation de sondes
    • Le risque infectieux
    • Le tuna est un système fondé sur l'utilisation des micro-ondes. Il agit par l'intermédiaire de 2 aiguilles, introduites par les voies naturelles, qui détruisent les tissus et les connexions nerveuses. Cette méthode a notamment l'avantage, par rapport à la chirurgie classique, d'éviter l'éjaculation rétrograde consécutive à l'opération de l'adénome. Cependant, elle nécessite souvent une réintervention dans les 5 ans.

    À lire aussi.

    Prostate : A quoi sert elle ?

    Prostate : Quel dépistage et Pourquoi ?

    Source

    Mis en ligne avec l'autorisation de l'association française d'urologie.

    Prostate : L'hyperplasie bénigne

    3 Min de lecture