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Hémophilie : que faire en cas de saignement ?

Publié le 10 juin 2016 — 3 Min de lecture

SOMMAIRE

    Il arrive à tout le monde de se couper ou de se blesser, en bricolant ou en cuisinant par exemple. Rien de grave a priori… Mais pour les hémophiles, ces petits incidents peuvent avoir des répercussions plus importantes. Les personnes souffrant de cette maladie génétique manquent en effet de certains facteurs de coagulation, des protéines essentielles à la formation des caillots sanguins. Lorsqu’un hémophile se coupe ou se blesse, il coagule donc moins bien et saigne plus longtemps. Faut-il pour autant s’inquiéter à la moindre égratignure ?

    Des saignements bénins

    Pour de petites coupures ou des plaies superficielles, il n’est heureusement pas nécessaire de s’alarmer. Le saignement s’interrompt le plus souvent spontanément. Si ce n’est pas le cas, il est conseillé de compresser la plaie – de préférence avec une poche froide – jusqu’à ce que l’hémorragie s’arrête. Différents traitements locaux peuvent également être utiles : des poudres favorisant la coagulation ou des pansements compressifs par exemple.
    En cas de saignement du nez , il est conseillé de se moucher doucement, d’exercer une pression ferme sur la narine concernée pendant 5 à 10 minutes et de pencher légèrement la tête en avant.

    Injection de facteurs de coagulation

    Si le saignement ne s’interrompt pas après 30 minutes, il peut être nécessaire de procéder à une injection de facteurs de coagulation , soit par la personne hémophile si elle connaît la technique et qu’elle est en mesure de la réaliser, soit par l’infirmière libérale qui la suit, soit auprès d’un service d’urgence.
    Pour les personnes souffrant d’hémophilie modérée ou sévère, il est également conseillé de procéder à une injection de facteurs de coagulation d’emblée, si la plaie est profonde et nécessite des points de suture, et de se rendre aux urgences.
    En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre centre de traitement de l’hémophilie qui pourra vous renseigner sur la démarche à suivre.

    Ralentir les saignements

    Bon à savoir : la méthode RICE – de l’anglais « Rest, Ice, Compression, Elevation » – peut également permettre de ralentir une hémorragie en cas de besoin.
    Cette méthode consiste à

    • laisser le membre concerné au repos et éviter de le mobiliser ;

    • appliquer de la glace – pendant maximum 20 minutes – sur celui-ci ;

    • envelopper le membre pour le comprimer (avec une bande adéquate) ;

    • élever le membre si possible au-dessus du niveau du cœur.

    Attention, ne donnez jamais d’aspirine ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) à une personne souffrant d’hémophilie ! Ces médicaments fluidifient le sang et peuvent donc accentuer une hémorragie.

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    Source
    Merci à Jean-Marc Dien, Secrétaire général de l’Association française des hémophiles (AFH), au Dr Annie Harroche du Centre de Traitement de l'Hémophilie de l’Hôpital Necker Enfants Malades à Paris, au Dr Sandrine Meunier et au Dr Anne Lienhart de l’Unité d'Hémostase Clinique du Centre Régional de Traitement de l'Hémophilie du CHU de Lyon.

    Hémophilie : que faire en cas de saignement ?

    3 Min de lecture