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Bronchiolite du bébé : le rôle de la kinésithérapie respiratoire

Publié le 21 juillet 2016 — 3 Min de lecture

SOMMAIRE

    Bronchiolite : une maladie fréquente

    Inflammation des petites bronches (bronchioles), la bronchiolite débute fréquemment par un simple rhume et est le plus souvent causée par le virus respiratoire syncytial (VRS). Il s’agit d’une maladie très répandue chez les enfants de moins de 2 ans et qui touche en particulier les bébés âgés de 3 à 6 mois. Elle dure 7 à 10 jours en moyenne. Le traitement médicamenteux n’est pas toujours indispensable mais on aura parfois recours à des bronchodilatateurs, à des antibiotiques en cas de surinfection, et à l’oxygénothérapie dans les formes les plus sévères.

    Le rôle controversé de la kiné respiratoire

    Pendant la première phase de la bronchiolite, l’intérieur des petites bronches est enflammé : c’est la phase où l’enfant « siffle ». Dans un deuxième temps, l’intérieur des bronches s’encombre de mucus : la kiné respiratoire aide alors à l’évacuation des sécrétions. Toutefois, le recours à cette technique n'est pas systématique : tout dépend de l'état clinique de l'enfant. En 2012, une synthèse de neuf études réalisée par le Réseau international Cochrane a même suggéré que la kiné respiratoire ne permettait ni une meilleure évolution clinique de la maladie ni une diminution de sa durée.

    La kiné respiratoire en pratique

    La kinésithérapie respiratoire peut être pratiquée à l’hôpital, à domicile ou en cabinet, à raison d’une séance par jour pendant 3 à 6 jours, en fonction de l’évolution de l’état respiratoire. Ce traitement soulage l’enfant mais ne « guérit » pas du virus de la bronchiolite : il est donc normal que la toux perdure dans les jours qui suivent le traitement.

    Comment se passe une séance de kiné respiratoire ?

    La kiné respiratoire a pour objectif de désencombrer les voies aériennes supérieures de l’enfant. Un soin de nez puis une auscultation seront pratiqués au préalable. Le kinésithérapeute amène alors l’enfant à expirer lentement et profondément. Le mouvement des mains va permettre de faire remonter les sécrétions dans la trachée. Ces sécrétions seront évacuées par la toux de l’enfant, toux qui pourra en cas de besoin être provoquée par le kinésithérapeute.
    Ces différentes manœuvres sont très douces, contrairement à l’ancienne technique dite de « clapping », qui consistait en des percussions sur la cage thoracique et qui a été abandonnée en raison des risques (fracture de côtes, décollement de la plèvre...) et de son inefficacité.
    Telle que pratiquée aujourd’hui, la kiné respiratoire n’est pas douloureuse. Les pleurs éventuels du bébé sont liés à un inconfort passager, souvent imputable à la maladie elle-même.

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    Source
    Site www.prescrire.org
    Merci à Alain Dubois (www.respi-kids.be)

    Bronchiolite du bébé : le rôle de la kinésithérapie respiratoire

    3 Min de lecture